ERIKA, IEVOLI SUN : L'AUTRE VERITE.

 

Nos cotes ont été défigurées par le pétrole de l’Erika. Que nous réserve l'Ievoli Sun ?

Nous voudrions apporter notre avis sur ces lamentables affaires.

Notre association, FRANCE RADIO CLUB, est dédiée depuis 27 ans à la radio libre. On pourrait se dire qu’il n’y a pas de rapport. Malheureusement si…

Ce qui va suivre vous étonnera car ce n'est que la vérité, une autre vérité.

Avant cela, parlons des complices


LES COMPLICES :

Ces complices sont tout simplement les gouvernements des états qui se lamentent aujourd’hui.

Ils nous disent qu’ils n’ont pas de moyen d’action envers les compagnies pétrolières, les armateurs, les navires ou les pavillons de complaisance. La réalité est tout autre :

Les états et leurs représentants disposent d’outils pour imposer des règles communes à tous et les faire respecter : les conventions internationales.

Deux constats incontournables :

- 1 - Ils ne les ont pas utilisées dans ces affaires de navires non conformes ou de dégazages.
- 2 - Le peu qui a été fait est inapplicable et non dissuasif.

Pourquoi n’ont ils rien fait ? En l’absence de réponse officielle, certains affirment que les gouvernements ne sont pas concernés par ce type de mesure…

Par contre, une évidence apparaît : lorsqu’ils adoptent des conventions et qu’ils les font respecter, c’est qu’ils y ont un intérêt direct :


DÉMONSTRATION.

La toute dernière convention des droits de la mer des Nations Unis, ou convention de Montego Bay, a été mise au point par tous ces gouvernements. Ils auraient pu y faire quelque chose mais ils ne l’ont pas fait.


Par contre, ils se sont donnés le droit de se protéger de choses apparemment bien plus nocives que le pétrole brut ou les produits chimiques :


Si personne ne peut aborder ou contrôler un navire dangereux ou suspect en mer, n’importe quel état peut aller en eaux internationales aborder, arrêter les gens qui se trouvent à bord en faisant usage de la force, ramener le navire dans un port et l’immobiliser s’il est " soupçonné " (!!) de contenir… un émetteur radio ! !

Tout ceci est légal et en plus sans demander l’accord du pays du pavillon du navire incriminé ! !


C’est ce que permettent les articles 109 et 110 de cette convention. Les Anglais en ont même rajouté en donnant une immunité totale aux gens qui abordent, pouvant logiquement aller jusqu’à tuer sans aucun problème ni contrôle ("Broadcast Act 1990 ").

Quant aux malheureux qui se feraient tabasser, ils n’ont aucune possibilité d’aller en justice, ce droit leur étant retiré. Si des journalistes parlent dans un article de l’une de ces radios embarquées sur un navire, la peine est de deux ans d’emprisonnement. Idem pour les gens qui ravitaillent ce type de navire, très hautement dangereux !


Ainsi, il existe bien des possibilités de contrôler, d’arrêter des navires dangereux et d’agir sur les responsables mais... seulement s’ils font de la radio sur ces navires !!

Ce type d’action n’est même pas permis dans le cas de navires liés au trafic de drogue !

Grâce à ces conventions internationales, il vaut mieux transporter de la drogue, ou du pétrole dans des cales pourries, que des émetteurs radios...


VICTOIRE

Les gouvernements ont obtenu ce qu’ils cherchaient. Ces articles sur les radios offshores ont permis d’aller aborder avec 40 militaires en arme, le navire émetteur de Radio Caroline et ainsi de réduire au silence la plus fameuse radio libre de tous les temps (19 août 1989). Jusqu’à ce jour, ils ont permis d’effrayer ceux qui voulaient faire revivre cette légende médiatique.


Ainsi donc, quand les gouvernements veulent agir, ils le font : Ils ont eu la volonté de se protéger contre des ondes libres venues de bateau déversant sans contrôle de la musique.

Mais contre les navires qui sont des poubelles flottantes et qui viennent détruire nos cotes, ils n’ont rien fait. Rien ! ! Les ondes libres seraient donc plus nocives que le pétrole sur nos plages ? ? ?

 

PROPOSITION

Nous souhaitons que des mesures soient prises rapidement pour que nos cotes, et d’autres, ne soient plus détruites par des gens irresponsables.

Il existe une solution très simple et nous la proposons : modifier la convention internationale des droits de la mer en remplaçant dans les articles 109 et 110 la mention

de " navires soupçonnés de contenir des émetteurs "

par

" navires soupçonnés de présenter un danger écologique grave ".

SENTENCE

Oui, tous ces gens sont complices. Complices de privilégier leur environnement politique au détriment de notre environnement, naturel celui là.

Quelle pourrait être la sentence à leur appliquer ? ?

Qu’une radio offshore comme Radio Caroline puisse revenir en mer du Nord au nez et à leur barbe en devenant un formidable moyen de pression médiatique en militant pour que le massacre écologique qui a lieu en mer soit enfin pris en compte et traité sérieusement par nos gouvernements.

 

FRANCE RADIO CLUB / 2001.